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- La gare centrale de la capitale a tout fait pour qu’on ne la trouve jamais. La façade est couverte d’enseignes, mais ne montre aucun signe de trains.

- C’est encore pire à l’intérieur. Essayez pas de trouver le quai vous-même, tentez pas le diable. Demandez aux anciens, ils vous guideront.

- La Géorgie est un pays de voiture, il faut l’accepter. Les passionnés de trains comme moi sont condamnés à la douleur et à l’humiliation.

- Il n’y a aucun trajet direct entre Tbilissi et Koutaïssi, à quoi bon ? Mon astuce personnelle, c’est la station minuscule Rioni pas loin de la ville.

- Après le déjeuner à Koutaïssi, je me dirige vers la réserve naturelle de Sataplia et sa forêt colchienne endémique. On y trouve de tout !

- Une aubépine, par exemple.

- On y peut également trouver un triceratops plutôt convaincant. La clôture et le socle sont finement travaillés et presque invisibles.

- Probablement un ptéranodon. Il y a bien quelques libertés artistiques (le corps massif, par exemple), mais quelle dynamique !

- Le T-rex, comme ses voisins, est plein de vie : il ouvre la gueule, rugit, clignote et se remue. En général, c’est beaucoup plus cool ici qu’à Bucarest.

- Tous les sons sont imaginaires par définition : on ignore à quoi ils ressemblaient. Mais si on veut susciter un intérêt pour la paléontologie, c’est ici.

- Alors peut-être que les empreintes du satapliasaurus dans le calcaire jurassique ressembleront un peu moins à « une poule a couru sur du béton ».

- Mais l’impression la plus marquante de la réserve fut sans conteste le pont de Cristal : un balcon de verre surplombant l’abîme.

- En bas, c’est comme ça.

- Et devant, c’est comme ça.

- Une jolie canopée surplombe les célèbres grottes karstiques.

- Bienvenue dans le monde souterrain (360 m au-dessus du niveau de la mer).

- Les grottes de Sataplia ont été découvertes il y a exactement cent ans par l’enseignant et naturaliste Petré Tchaboukiani.

- Comme de coutume, stalactites, stalagmites, colonnes, rochers et autres merveilles y poussent en abondance.

- Autrefois, des abeilles y vivaient, mais lassées du cirque de couleurs, elles se sont barrées. Maintenant, c’est des araignées, des vers et des touristes.

- Pour être juste, seule une des cinq grottes est ouverte au public ; des spéléologues et des paléontologues travaillent dans les autres.

- Dracula approuve.

- À mon humble avis, un éclairage modéré et neutre conviendrait bien mieux à la grande création du temps et de l’espace.

- Les sculptures naturelles sont belles en elles-mêmes, pourquoi diable les peindre ?

- Un instant monochrome.

- La sortie de la grotte se fond harmonieusement dans le paysage naturel, et merci pour cela.

- Au revoir Sataplia.

- Sasha Korban sur l’amour désintéressé de nos proches : il se manifeste dans les petites choses, semble naturel et passe souvent inaperçu.

- La fontaine de Colchide de David Gogitchaïchvili, dans le centre de Koutaïssi, s’inspire des bijoux de l’âge du bronze géorgien.

- Le théâtre dramatique néo-Renaissance Lado Meskhichvili.

- Bonne nuit Koutaïssi.
